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Rubrique : {02. Paru}

Fabrice Midal / Chögyam Trungpa, une révolution bouddhiste

Le samedi 19 novembre 2011 par Michel

Sortie Janvier 2007 :

« Chögyam Trungpa , une révolution Bouddhiste »
Pour célébrer le vingtième anniversaire de la mort de Chögyam Trungpa, ce volume rassemble cinq textes écrits entre 1996 et 2006 qui tentent de méditer l’œuvre de ce penseur hors du commun. Ces textes constituent autant de jalons pour mieux prendre en vue le sens de l’œuvre de Chögyam Trungpa et montrer qu’il peut exister aujourd’hui une parole bouddhiste à mille lieues du dogmatisme religieux comme de l’intellectualisme universitaire. Chögyam Trungpa, en ce sens, n’est pas seulement un maître spirituel, mais un penseur soucieux de lire le visage que notre temps nous présente Le premier penseur bouddhiste du monde moderne ! Il apparaît ici comme un artiste et un penseur à l’instar de Carl Dreyer, de Paul Cézanne, de Nietzsche ou de Martin Heidegger qui sont ici convoqués. L’ouvrage tente ainsi de dessiner un chemin, qui affronte la dévastation propre à notre temps et montre comment recouvrir la dignité, l’inspiration et la joie les plus authentiques.


Table des matières

1. « Un maître spirituel à l’époque de la démocratie. » Ce texte tente de montrer en quoi Chögyam Trungpa est le premier maître de la tradition tibétaine à penser la transmission du dharma à l’âge de la démocratie. Ce qui implique une remise en question des automatismes tibétains tout autant que de la doxa de nos sociétés — incapables de répondre au dessein qui les porte.

2. « Shambhala, vers le cœur de toute spiritualité » Ce texte ancien tente de montrer que les enseignements de Chögyam Trungpa publié dans Shambhala, la voie sacrée du guerrier, loin d’être une invention originale peuvent être lus dans la confrontation à la pensée traditionnelle la plus rigoureuse et par exemple à l’œuvre de René Guénon.

3. « La rencontre du bouddhisme et de l’Occident est-elle possible sans une méditation de l’œuvre de Chögyam Trungpa et de Martin Heidegger ? » Ce texte tente de penser le rapport historial qui existe entre Chögyam Trungpa et de Martin Heidegger pour mieux affronter notre temps et y faire entendre une parole sacrée.

4. « Le poème du monde. » Le texte aborde la question du monde à l’âge du déracinement. Il discute l’œuvre d’Emmanuel Lévinas emblématique d’une cécité de notre temps à donner droit au sacré. 5. « Approche bouddhiste et phénoménologique des émotions » Le texte s’ouvre sur une méditation de l’œuvre de Francisco Varéla qui a montrée la voie d’une confrontation du bouddhisme et de la phénoménologie. Dans cette lancée, le texte décrit, en pensant à Cézanne, les cinq skandhas et comment le filtre de l’ego nous prive d’un rapport réel à nos émotions.


Chögyam Trungpa, est un des plus importants maîtres spirituels du XXème siècle. Il est né au Tibet en 1939 et mort au Canada en 1987. Il fut l´un des premiers à enseigner le bouddhisme aux Occidentaux. Trungpa estimait que le bouddhisme transmis en Occident devait donner naissance à un bouddhisme occidental, ce qui impliquait une profonde réflexion sur la langue et la culture dans laquelle le dharma allait s’ancrer, ainsi qu’une immersion sans retenue dans le quotidien du monde. Présenter la vie de Chögyam Trungpa ne consiste pas seulement à détailler l’œuvre d’un homme, aussi exceptionnel soit-il, c’est entrer en relation avec un événement historique : la rencontre de l’Orient et de l’Occident sous un jour nouveau.


Fabrice Midal est docteur en philosophie, artiste-plasticien, et enseigne la photographie à l’Université Paris VIII. Il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : “Quel bouddhisme pour l’Occident ?”(Seuil, 2006), “Trungpa, Une biographie” (Seuil, 2002) ou encore “L’esprit de la chevalerie” (Presses de la Renaissance, 2005). Depuis près de vingt ans, il pratique la voie du Bouddha telle qu’elle fut transmise par le Vidyadhara Chögyam Trungpa Rinpoché. Il enseigne selon cette perspective et a fondé l’association Prajna & Philia, pour servir de lieu de rencontre entre le Dharma et l’Occident. Sa recherche d’une parole toujours neuve, qui pointe au cœur de l’expérience vivante, fait la force de son enseignement.

Réf ISBN : 978-2-916885-00-1 , 168 Pages Broché Format 17x24 Éditions du Grand Est , Janvier 2007 Prix Public : 24 Euros

Extrait téléchargeable au format PDF, chapitre V "Approche bouddhiste et phénoménologique des émotions" :

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Rubrique : {02. Paru}

François Fédier / Voix de l’ami

Le samedi 19 novembre 2011 par Michel

Sortie Avril 2007 « Voix de l’ami » de François Fédier


Cette voix – à la différence de celle, parfois, de l’Ange – est l’exact inverse d’une voix effrayante. Car elle vient d’un être humain tout comme nous, et qui nous dit que le tout autre est au cœur de chacun – sinon même son cœur. François Fédier


L’amitié est une relation où l’on est en rapport avec un autre. Plus l’autre est autre, plus l’amitié peut être réelle. C’est que l’ami n’est pas un alter ego ; il n’est pas “comme moi” (Dieu merci !). Il n’est surtout pas mon double, mais bien réellement autre que moi.Sa voix me le rappelle chaque fois, sans même qu’il en ait l’intention. Cette voix en effet me fait entendre que me manque quelque chose pour être ce que je devrais être. Et elle me le fait entendre comme venant de celui à qui manque aussi une part d’être, dont peut-être même sans le savoir il me demande de lui faire la surprise, alors que je ne l’ai pas moi-même. Ou bien nous tromperions-nous, étant chacun plus riche que nous croyons ? Mais riche de quoi ? Qu’aurions-nous donc de si précieux, que nous ne savons pas avoir ? Ne serait-ce pas précisément notre être, que nous ne devinons jamais qu’à travers la voix d’un autre ? Or cet autre est toujours parfaitement singulier : il est l’ami, chaque fois le seul. Même s’il est possible d’avoir plusieurs amis, l’amitié, en sa réalité, ne se vit qu’à deux. Entrevoir ce que nous dit cette singularité a de quoi faire chavirer les plus solides. Car nous sommes là inopinément jetés par-delà toutes les frontières de l’habitude. L’amitié pourrait ainsi être le modèle par excellence de l’expérience métaphysique humaine. Un jour de ma vie, j’ai bien entendu un ami me dire : « On était des amis avant qu’on se connaisse. » François Fédier


François Fédier est né en 1935. Elève de Jean Beaufret dès 1955, il se consacre, à partir de 1958, à la traduction des textes de Martin Heidegger. Professeur de philosophie jusqu’à sa retraite en 2001, il a également traduit les poèmes de Friedrich Hölderlin. Ont paru de lui : Interprétations (1985), Heidegger Anatomie d’un scandale (1988), Regarder voir (1995), et L’art en liberté (2006). Plusieurs volumes de ses cours de philosophie, donnés en hypokhâgne et en khâgne au lycée Pasteur de Neuilly, ont paru aux éditions Lettrage.


Réf ISBN : 978-2-916885-01-8, 40 Pages Broché Sur Vergé ivoire Format 17x24 Editions du Grand Est 2007 Prix TTC : 10 Euros


Pour voir un entretien de François Fédier à propos de "Voix de l’ami" :
- www.atelier-philo.over-blog.com/article-13561467.html

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Rubrique : {02. Paru}

Robert Marteau / Le naufrage du Deutschland

Le mardi 15 novembre 2011 par Bruno

Sortie Novembre 2011 JPG Robert Marteau / Le naufrage du Deutschland


Traduire, pour le poète, c’est s’exercer ; et plus la difficulté est grande plus il est incité à relever le défi, en cela se comportant comme l’athlète qui se doit de se fortifier s’il veut tenter l’épreuve que lui propose sa propre vie, et tenter de connaître pourquoi il est né. Le langage n’est plus là cette langue de communication articulée par et sur les premiers cris d’un pré-humain, mais bien ce qui fut constamment transmis comme langue sacrée ou langue des oiseaux dont le poème des poètes a empêché la terrification, afin que soit transmise, malgré la chute, malgré l’existence et à travers la résistance qu’elle offre, quelque vive inextinguible étincelle, or alchimique, parole issue du Verbe, qui se souvient encore de sa source sainte et divine et veut se renouveler en la fontaine de soif et de jouvence.


Gerard Manley Hopkins est né le 28 juillet 1844 à Stratford, Essex (Royaume-Uni), mort le 8 juin 1889 à Dublin (Irlande), a grandi dans la tradition anglicane avant de se convertir au catholicisme en 1866. Reçu dans la compagnie de Jésus en 1868, il est ordonné prêtre dix ans plus tard. L’oeuvre du poête exceptionnel qu’il fut ne sera publiée qu’après sa mort par les soins de son ami Robert Bridges


Robert Marteau est né le 8 février 1925 à Virollet dans le Poitou au coeur de de la forêt de Chizé. Il est mort à Paris le 16 mai 2011. Venu à Paris en 1944, il a publié ses premiers poèmes dans les Cahiers du Sud et ses premiers ouvrages aux éditions du Seuil. Poète, chroniqueur, romancier, essayiste, après avoir séjourné au Québec, il s’installa définitivement à Paris. En 2005, il reçoit le Grand Prix de poésie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre poétique.


Réf ISBN : 978-2-916885-10-0 , 56 Pages Format 17x24 Editions du Grand Est 2011 Prix TTC : 15 Euros


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